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DIALOGUE UN75 : LE FUTUR QUE NOUS VOULONS, L’ONU DONT NOUS AVONS BESOIN. UNE PERSPECTIVE MAROCAINE

Press Release | August 17, 2020

A l’occasion du 75ème anniversaire de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Policy Center for the New South a organisé un webinaire le 13 août 2020 sous le thème : “Dialogue UN75 : Le futur que nous voulons, l’ONU dont nous avons besoin. Une perspective marocaine”. Modéré par Nouzha Chekrouni, Senior fellow au Policy Center for the New South et ancienne ambassadrice de sa Majesté au Canada, les intervenants ont partagé leurs visions de l’avenir de l’ONU, en considérant les défis actuels résultant de la pandémie de la Covid-19.

Fethi Debbabi, directeur du centre d’information des Nations Unies de Rabat, a souligné le manque de relations multilatérales que le monde a connu durant ces derniers mois dans le contexte de la crise sanitaire actuelle. Il estime que cela est contradictoire puisqu’une coopération internationale s’impose aujourd’hui plus que jamais. Il cite également le rôle très important du Maroc au sein de la communauté internationale, en le décrivant comme le « champion du multilatéralisme ».

Mohammed Zakaria Aboudahab, professeur de droit public et de sciences politiques à l’université Mohammed V de Rabat, a quant à lui mentionné le manque de représentativité au sein du Conseil de Sécurité où l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine ne sont pas présents en tant que membres permanents. Cela démontre, selon lui, le manqué de visibilité ainsi que l’absence d’un ONU agissant. En conséquent, plusieurs défis émergents sont négligés, notamment la cybercriminalité et le climat.

Badre Alioua, président de la commission internationale à la CGEM, rappelle qu’une mondialisation bien gérée bénéficiera tous les pays de la même manière. En ce sens, il voit que l’ONU doit être pensée dans une logique économique pour garantir une meilleure gouvernance mondiale. Cette dernière permettra à l’ONU de jouer son rôle efficacement et d’être plus inclusif en considérant des défis émergents.

Chaimae Bourjij, coordinatrice de projet national à la fondation Friederich Naumann pour la liberté, soutient que la crise actuelle remet en question la position de l’ONU au sein de la communauté internationale. Cette pandémie a également démontré la nécessité d’une gestion planétaire qui doit dépendre d’un leadership politique fort.

Mohammed Loulichki, Senior fellow au Policy Center for the New South et ancien président du conseil de sécurité, a décrit la volonté de l’ONU comme étant une volonté qui dépend de ses états membres. Son futur devrait se concentrer sur la paix avec l’environnement et l’espace dans lequel nous vivons. L’ONU devrait également encourager les états membres à éradiquer les égos nationaux afin d’atteindre cette vision universelle.

Pour conclure, El Hassane Zahid, Ancien Directeur Adjoint à la Direction des Nations Unies et des Organisations Internationales, rappelle qu’une coopération entre les états membres s’impose afin de contribuer à un avenir meilleur et inclusif qui prend en considération les défis actuels.